Les Artisans De Notre Paysage Intellectuel:La Séparation et La Distinction entre Logos and Mûthos

Nous vivons en démocratie, quand nous tombons malades, nous nous tournons vers la médecine et les médecins pour nous guérir, nous croyons en eu justice la loi, et nous utilisons les mathématiques de Pythagore dans nos vies quotidiennes. En Europe, il suffit de sortir pour voir l’influence de l’architecture grecque. Cependant, s’il y a une chose que les Grecs nous ont légué, et ce qui serait la plus importante? Pour moi, c’est la philosophie et la science. Je les mets ensemble parce qu’á l’époque, les penseurs grecs n’ont pas fait la distinction entre les deux comme nous le faisons aujourd’hui.

Pour eux, ils sont les deux faces de la même médaille. Cette relation étroite a eu une profonde influence sur l’histoire, notamment l’histoire de la religion qui se poursuit encore aujourd’hui. Cependant, je veux aller plus loin, plus fondamental, et dire que ce n’est pas seulement la science et la philosophie per se, mais, en fait, quelque chose plus fondamentale de la pensée qui sous-tend ces sujets, qui a eu l’influence la plus profonde sur la société contemporaine partout dans le monde. Donc, aujourd’hui, je vais essayer de discuter de la forme fondamentale de la pensée des Grecs dans le cadre de la science et de la philosophie d’une part, et de la religion de l’autre.

À un certain moment dans le passé, science et religion ont été différenciées. Linguistiquement en ancienne grec, nous avons deux mots qui résument avec justesse cette situation. D’une part, nous avons le mot mûthos, à partir duquel nous obtenons le mot mythologie. Ce mot signifie en grec, « discours formulé, que ce soit une histoire, un dialogue ou l’énonciation d’un plan.» L’autre mot, logos, à partir duquel nous recevons beaucoup de mots comme la logique, la biologie, la technologie et cetera, à l’origine il signifie également la parole dans un sens général. Cependant, entre les 8e et 4e siècles avant Jésus Christ mûthos et logos deviennent des termes séparés et distingués. Nous pouvons remercier les Grecs pour cette distinction. Lorsque nous comprenons mieux les conditions dans lesquelles ces mots deviennent non seulement distingués, mais aussi en contraste l’uns de l’autre, nous apprenons aussi beaucoup sur la façon dont les Grecs pensent en y réfléchissant, j’espère que, nous pouvons aussi en apprendre plus sur la façon dont nous pensons aujourd’hui dans un monde où le débat entre laïcité et religion est de plus en plus passionné. Le n’est pas une coïncidence si aujourd’hui religion et science semblent anatomiquement opposés une á l’autre. Le débat qui fait rage aujourd’hui entre les deux côtés n’est pas un nouveau combat, propre à l’époque moderne. Ce débat a fait rage pendant des milliers d’années et il a commencé il y a 2700 ans en Grèce, quand le philosophe grec Thalès se mit à répondre à des questions sur la nature au moyen de démonstrations.

Au huitième siècle avant Jésus Christ les Grecs commencent à écrire. Commence alors la lente évolution d’une société de tradition orale en une société où l’écriture permet la conservation des connaissances collectives et du discours public. Au sixième siècle l’écrit est si développé que nous pouvons retracer les débuts de plusieurs genres littéraires différents. Ainsi, par exemple, l’Iliade et l’Odyssée sont écrites dans les formes que nous connaissons aujourd’hui. La poésie sous diverses formes commence à fleurir et se développe dans la dernière partie du siècle dans la tragédie, puis la comédie. Nous recevons aussi les premiers traités de médecine, ouvrages philosophiques, textes géographiques et de la documentation publique sous la forme d’inscriptions. Plus tard au cinquième siècle, nous obtenons des textes historiques et de la prose philosophique remplace la poésie philosophique (pour la plupart). Ces évolutions sont indispensables pour le développement du logos, ou argument rationnel. Car, non seulement le fait de communiquer dans une certaine langue, mais aussi la manière dont on communique, représente un autre mode de pensée par exemple, via les différents genres littéraires. On peut mieux comprendre ce mode de pensée en pensent la différence entre dire la poésie et un article de Wikipédia. La poésie est très symbolique et joue sur l’esprit d’une façon diffèrent d’un article de Wikipédia indiquant les faits. Les sociétés orales diffèrent des sociétés littéraires parce que « l’organisation du discours écrit va de pair avec une analyse plus rigoureuse et la commande stricte du matériel conceptuel ». Ainsi, ce n’est pas seulement le contenu lui-même, mais la façon dont il est organisé qui est différente. C’est un tournant pour la séparation des récits mythologiques traditionnels et de nouveau récits, plus rationnels, de la réalité.

Le philosophe, contre revendications des techniques persuasives de l’argumentation rhétorique avec les procédures démonstratives sur le modèle des processus déductifs utilisés par les mathématiciens qui travaillent avec des nombres et des figures géométriques. De cette façon, comme l’écart entre mûthos et logos s’agrandit, le processus se reproduit. Aristote, par exemple, en exposant ses différentes catégories est simplement retombé sur les catégories fondamentales de la langue dans laquelle il pense. En outre, quelqu’un comme Aristote ne rendre pas seulement explicites les relations logiques de sa langue, mais pense également dans la langue d’un philosophe. Par conséquent, le logos et le mûthos ont dévié l’un de l’autre au point où le logos devient non seulement «parole» simple, mais aussi la rationalité démonstrative, et en opposition complète à la fois dans sa forme et dans sa signification fondamentale au mûthos.

Grâce à la forme du discours écrit, le logos est plus exigeant sur l’esprit. Son objectif est d’établir la vérité de l’affaire par investigation qui fait appel à la raison critique du lecteur seul. Dans un sens, cela égalise le terrain de jeu. L’instauration de logos dans sa forme écrite signifie que les arguments ne peuvent plus être gagnés ou perdus uniquement sur la base de l’éloquence de l’orateur. L’organisation interne d’un texte écrit correspond à une logique qui implique désormais une forme de débat dans lequel chaque côté argumente dans des conditions d’égalité avec les arguments et contre-argument, aboutissant à la vérité a partir de raisons avancées dans le texte devant eux. Les Grecs eux-mêmes sont très conscients de cela. Thucydide écrit au début de son oeuvre.

« L’absence de merveilleux dans mes récits les rendra peut-être moins agréables à entendre. Il me suffira que ceux qui veulent voir clair dans les faits passés et, par conséquent, aussi dans les faits analogues que l’avenir selon la loi des choses humaines ne peut manquer de ramener, jugent utile mon histoire. C’est une oeuvre d’un profit solide et durable plutôt qu’un morceau d’apparat composé pour une satisfaction d’un instant. » (Thuc. 1.22.4)

Dans son histoire, Thucydide ne se préoccupe pas de simples histoires, mais de la dure réalité de la situation. Les faits parlent d’eux-mêmes et sont accessibles à tous. En effet, le mot grec pour histoire est historia qui signifie enquête. Le même engagement envers les faits, pour ainsi dire, est aussi prolifique dans les textes médicaux et philosophiques. Commentant dans la Métaphysique sur théologiens, Aristote dit:

« Hésiode et tous les Théologiens n’ont cherché que ce qui pouvait les convaincre eux-mêmes, et n’ont pas songé à nous. Des principes ils font des dieux, et les dieux ont produit toutes choses […] quant à nous, nous ne comprenons même pas comment ils ont pu trouver là des causes […] Mais nous n’avons pas besoin de soumettre à un examen approfondi, des inventions fabuleuses. Adressons-nous donc à ceux qui raisonnent et se servent de démonstrations, et demandons-leur comment il se fait que, sortis des mêmes principes, quelques-uns des êtres ont une nature éternelle, tandis que les autres sont sujets à destruction. » (Meta.III.1000a)

Ainsi, le logos se distingue de mûthos de telle manière que le logos suggère une reconnaissance d’une réalité objective qui est observable et est en mesure d’être comprise. Depuis des millénaires, cette idée a été débattue par les philosophes au sujet de l’épistémologie. Au 21e siècle, la science cognitive commence enfin à donner de nouvelles lignes de pensée.

La citation ci-dessus d’Aristote indique clairement la distinction entre mûthos et logos. Ils sont si distincts au quatrième siècle, qu’Aristote dit que nous ne comprenons pas les théologiens. Le dialogue entre les deux parties est devenu similaire au débat d’aujourd’hui entre religion et laïcité où souvent il semble que les deux parties ne s’écoutent pas. La raison de cette rupture est intrinsèque à la langue et la forme de pensée. Mûthos, ou discours spirituel est beaucoup plus symbolique et parle d’une forme de pensée totalement différent de celle de logos et il est moins intéressé à répondre aux questions de «ce qui est». Le mûthoi de différentes cultures et religions sont différenciés temporellement et spatialement si bien que même deux personnes parlant sous la forme d’un mûthos ne peuvent même pas se comprendre les uns des autres. Les Grecs, par exemple, pensent d’une manière très bipartite et le mûthos des Grecs est mieux comprise comme une description de tensions et contrastes interdépendants qui permettent aux Grecs de comprendre l’univers. Ce système bipartite est prolifique dans les sociétés primitives encore aujourd’hui où le noir est opposée au blanc, la gauche à la droite, le bon du mauvais, les hommes des femmes et cetera. Un tel système bipolaire fait sens superficiellement pour nous en tant qu’observateurs, mais nous reconnaissons également qu’il est complètement différent de notre propre forme de pensée. Ainsi, alors qu’Aristote et les théologiens pourraient parler la même langue, ils occupent différentes formes de pensée. Aristote pense sous la forme de la pensée en tant que philosophe, il voit le monde à travers le logos, tandis que les théologiens voient le monde à travers le prisme du mûthos. Les deux sont incompatibles entre eux.

En tant qu’historien l’un des textes les plus fascinants pour moi est les Histoires d’Hérodote. Il a probablement été la première personne à écrire en prose. Il vivait à une époque ou la paysage intellectuel était en mutation. Son oeuvre contient beaucoup de mûthos. Cependant, son travail démontre aussi le premier vrai engagement avec objectivité. Pour voir comment le logos s’est développé, je voudrais comparer l’introduction des Histoires avec l’introduction de l’Iliade d’Homère, le premier ouvrage jamais écrit dans la littérature occidentale, et qui démontre clairement la forme de la pensée du mûthos. Les cinq premières lignes sont:

« Chante, déesse, du Pèlèiade Akhilleus la colère désastreuse, qui de maux infinis accabla les Akhaiens, et précipita chez Aidès tant de fortes âmes de héros, livrés eux-mêmes en pâture aux chiens et à tous les oiseaux carnassiers. Et le dessein de Zeus s’accomplissait ainsi. » (Hom, Il, I.1-5)

Le premier mot en grec est la colère. Le deuxième mot est chanter, et le troisième mot est déesse. Ensemble, ces trois mots sont importants. Le poète fait appel à une déesse pour l’aider à chanter la colère d’Achille. Le chant se réfère à la manière dont le mûthos sera livré et le poète ne se réfère pas à lui-même, mais à la volonté divine dans sa tentative de livrer l’histoire. A l’issue de l’introduction ligne cinq le poète réaffirme la connexion au divin avec la ligne “ainsi le plan de Zeus est venu à son accomplissement”.

Quand on compare cela avec les Histoires d’Hérodote nous pouvons remarquer quelques similitudes, mais plus important encore, les différences marquées dans les premières lignes de l’ouvrage. Hérodote commence en écrivant:

« En présentant au public ces recherches, Hérodote d’Halicarnasse se propose de préserver de l’oubli les actions des hommes, de célébrer les grandes et merveilleuses actions des Grecs et des Barbares, et, indépendamment de toutes ces choses, de développer les motifs qui les portèrent à se faire la guerre. » (Hdt. Histoire, préambule)

De nouveau, en référant au texte original, Hérodote commence en se référant directement à lui-même. Puis il se réfère à la manière dont il livrera son travail en utilisant deux mots importantes historia et apodexis. Historia est le mot pour investigation alors qu’apodexis signifie démonstration. Ici nous pouvons clairement voir une rupture entre logos et mûthos. La forme complète de la pensée a changé. Hérodote ne ressent pas le besoin de faire appel à un dieu pour raconter son investigation d’événement réel qu’il vise à démontrer. Tout cela pour dire qu’Hérodote n’est pas un hyper-rationaliste. Loin de là, en fait. Tout au long de son oeuvre, un soupçon de divin se fait sentir mais il est clair que, dans l’ouverture de son oeuvre monumentale, Hérodote se réfère à la fois à ses prédécesseurs tout en se détachant d’eux.

Platon est également très critique envers le mûthos notamment dans sa capacité à manipuler les gens, surtout les jeunes. Il bannit de façon célèbre presque tout mûthos dans la République pour son influence corruptrice sur la jeunesse. Cependant, dans un de mes dialogues préférés l’Ion de Platon fait un travail de démolition philosophique d’Ion qui est un rhapsode. Un rhapsode est en Grèce antique quelqu’un qui mémorise les poèmes épiques d’Homère et d’Hésiode et voyager de ville en ville donnant des spectacles et des conseils. Ces personnes étaient généralement bien respectées dans les communautés grecques et Platon détestait cela parce qu’ils n’etaient pas engagés au logos et à la vérité de la même manière qu’il l’était. Ainsi, à la fin du court dialogue, Socrate a montré qu’Ion est un imbécile et indigne de tout respect de la communauté.

Ce qui est frappant à propos du logos c’est son universalité. Le même engagement à démontrer la réalité à travers le logos se poursuit aujourd’hui, presque dans tous les domaines de nos vies. La façon dont Platon traite Ion dans l’Ion est tout aussi vraie aujourd’hui qu’elle l’était à l’époque. Nous avons relégué mûthos à la religion et l’aven mis de côté. Ceci est la raison pour laquelle beaucoup de gens ont commencé à dire que la religion est de plus en plus redondante au 21e siècle, ce même sentiment semble avoir été exprimé par Platon et beaucoup d’autres il y a 2500 ans. Le logos est universel parce que, même si Aristote et la foule d’autres penseurs grecs pourrait être avoir catégoriquement tort sur presque tout ce qu’ils disaient au sujet de la science, la biologie, la chimie, la physiques et cetera, ils ont néanmoins, développé une méthodologie pour établir la vérité par la démonstration et la rationalité qui sont encore d’actualité aujourd’hui – ils nous ont essentiellement donné les fondations de notre paysage intellectuel. Pour cela, nous leur devons beaucoup de gratitude et, je pense, le respect intellectuel. En effet, dans le domaine de la philosophie, Aristote et Platon sont encore étudiés à ce jour, encore plus qu’avant. Les gens semblent avoir oublié que le siècle des Lumières a été déclenché par des hommes comme Copernic, Galilée et Newton, qui étaient eux-mêmes étudiants engagés de la philosophie antique et la science. Galileo était, entre autre, un platonicien. Peut-être que dans les pages de Platon, d’Aristote, et d’autres penseurs grecs, les premiers penseurs des Lumières ont trouvé une nouvelle source d’inspiration pour l’engagement à démontrer la réalité via le logos après des siècles de mûthos chrétien ajoutés á l’aristotélisme corrompu.

Ainsi, même si Copernic, Galilée et Newton ont démarré la révolution scientifique à l’époque moderne, nous devons tout autant aux Grecs de nous avoir transmis une tradition universelle de la critique et du questionnement distingué d’abord dans leur propre langue entre mûthos et logos. Il y a une leçon à en tirer pour notre époque. Le débat moderne entre la religion et la laïcité peut parfois sembler frustrant pour les deux parties parce que l’un des côtés ne semble pas comprendre l’autre. Je pense que, ce que les Grecs peuvent nous apprendre, est qu’il n’y a pas un côté stupide ou ignorant, mais plutôt une différente de la forme de la pensée, une différence entre mûthos et logos. Il est important de noter que le mûthos devrait ne plus être considéré, en fait plus de tout. Cependant, le rôle du mûthos dans le monde moderne est un autre sujet, pour le moment, remerciés les Grecs de nous avoir offert ce formidable courant de investigation rationnelle scientifique.

Does Philosophy Still Matter?

This is a popular topic on many people’s lips at the moment. As someone who has studied philosophy and thinks it is one of the most rewarding pursuits one can follow in their life I have a slight bias when answering this question. My answer in short is: when did it ever not matter?

For many out there in the big bad world philosophy does not matter. This is due invariably from ignorance of what philosophy actually is and the general impression that philosophers are a bunch of know-it-all layabouts who add very little to society, if by society we mean the economy and if by the economy we narrowly mean farming and other narrow minded senses of what the economy actually is.

Those in government certainly think that philosophy does not matter. Funding across the board for philosophy departments is declining. On the other hand, investment in the sciences is increasing. By pointing this out I do not mean to imply that funding for sciences should not be increasing. Indeed far from it. If the government in their infinitely limited wisdom does not think philosophy is of any use though, then it is hardly surprising that we are discouraged from pursuing philosophy from within the funding structures of education.

Many people claim that philosophy does not add anything to society. This is best reflected in a recent quote by Marco Rubio, the US presidential candidate, who also recently had a major glitch in his computer programming and repeated the same speech three times in cringeworthily fashion. Marco claimed, to rapturous applause from the audience, that “we need less philosophy majors and more welders”. This idea that philosophy is of limited use is both pervasive and popular to say the least.

But how useful is philosophy really? A short but perhaps unsatisfying answer is, well, very useful. A longer answer is much more difficult to give, but one facet of it comes from pursuing philosophy yourself. It’s like heroin with none of the negative side effects. Don’t knock it till you have tried it. A passage in George Orwell’s ‘1984’ in a way sums up what I really mean. Towards the end of ‘1984’ Winston begins to read ‘The Book’ and as he finishes the first chapter he bothered to turn to he gets the feeling that the book has told him nothing that he already didn’t know but had arranged things in such a way that it all made sense now.

If you ever had this feeling then you will know what I am talking about. Philosophy is the activity that gives you this feeling about the really important questions in life that we all should think about at some point. And no, it isn’t what dress I should wear today, or which sports teams will win this weekend. Philosophy can give us the answers to: why are we here? What is life all about? Is God really real, or is there some doubt? With philosophy, you can try to sort it all out, and in one night, find the meaning of life.

The ancient philosopher Aristotle might answer the question, “what is the meaning of life?” by saying, well, to do what is in our nature, and it is in our nature as humans to think and rationalise and we do this best by doing philosophy.

Therefore, the meaning of life is to philosophise

Is that it though? Does philosophy have any real world application? “Can philosophy build a bridge or a road?” I can hear someone at the back clamouring. Well no, but neither can a lot of other things.

After answering some of the most profoundly personal questions, philosophy also gives us guidance about how we should behave with one another. Questions like, what is moral? And, my personal favourite: How should we organise our society?

Philosophy might not build a bridge, instead it builds society.

Those of us who live in the west are fortunate to live in nominal democracies. Even if we don’t like our governments in power we at least are guaranteed the right to express our dislike of those governmSteven-Joyce-e1454696263804.jpgents by throwing dildos at them or writing in a blog. This is a great freedom not enjoyed by millions of people around the world at present and is even rarer when we look back on the course of human history. We can thank philosophy in large part for this, and many other freedoms.

The extent to which we all want to live in wealthy and successful societies, is the extent to which philosophy matters today. Personally I do want to live in a wealthy and prosperous society so I am going to continue to pursue philosophy. Everyone should participate in philosophy. Martin Luther King had a dream, and so do I, mine is to see every child taught philosophy from a young age in order to create a society, across the board and at every level, that appreciates the process of questioning things.

In the Republic Plato says that only when kings become philosophers, or philosophers become kings will the world’s ills come to an end. Well, he doesn’t say that exactly, but that is the general gist of it anyway. A society where all of us pursue philosophy is one where the philosophers become kings, and we can solve for the first time in human history the world’s problems.

Some Reading:

Goldstein Rebecca (2015), Plato at the Googleplex: Why Philosophy Won’t Go Away, Pantheon Books.

And A Video: